L’histogramme: votre meilleur ami pour bien exposer vos photos

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L’histogramme représente la répartition des pixels en fonction des tonalités lumineuses. Les plus foncées à gauche et les plus claires à droite. Plus la courbe sera élevée et plus il y aura de pixels pour la tonalité en question.

L’histogramme permet donc de vérifier si l’exposition est correcte par rapport à votre mesure d’exposition. (Nous parlerons de la mesure d’exposition dans le prochain tutoriel car les deux sont fortement liés).

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On peut décortiquer un histogramme en plusieurs tonalités, de gauche à droite :

D’abord les noirs (si votre histogramme touche le bord de l’histogramme vous aurez des pixels noirs à 100%, à savoir que ces pixels n’ont aucune information exploitable. On dit qu’ils sont « bouchés ». A l’inverse tout à droite, si l’histogramme touche le bord droit alors vous aurez des pixels blancs. De même comme pour le noir, ces pixels n’ont aucune information exploitable.  Entre les deux on a les tons foncés (les ombres d’une image), les tons moyens et les tons clairs.

Votre pixel est une combinaison de 3 couleurs, le Rouge le Vert et le Bleu. Il est donc normal parfois de voir apparaitre 3 histogrammes supperposés.

Est-ce que c’est clair jusque là? 🙂  Pour que ce le soit vraiment et que vous n’hésitiez plus, prenons quelques exemples:

Histogramme d’une photo sous-exposée

Cet histogramme montre clairement que la photo est sous-exposée. Décalé vers la gauche dans les tons sombres, les pixels débordent du cadre. Les ombres sont donc bouchées.

La solution serait d’ouvrir le diaphragme, ou de réduire votre vitesse ou bien d’augmenter la sensibilité afin de faire rentrer plus de lumière.

Histogramme d’une photo sur-exposée

Celui-ci présente des valeurs qui dépassent la droite du cadre. La photo est sur-exposée, ce qui en résulte des hautes lumières cramées, sans détails.

Pour y remédier, vous devez fermer le diaphragme ou augmenter votre vitesse, ou encore baisser la sensibilité de votre appareil photo.

Histogramme d’une photo faiblement contrastée

Ce graphique montre des valeurs centrées dans les tons moyens. Il manque des informations dans les ombres à gauche et à droite dans les hautes lumières.

La photo manque cruellement de contraste. On dit qu’elle est molle.

Histogramme d’une photo bien exposée et contrastée
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Visuellement, sur cette photo vous pouvez constater que les valeurs sont bien réparties, allant de la gauche (les tons foncés), du centre (tons moyens) et à droite (tons clairs), sans que celles-ci ne débordent du cadre.

On peut en dire ici que la photo est bien exposée. Ici elle est aussi contrastée.

Sur la photo suivante, la photo est bien exposée également, mais elle est encore plus contrastée.  Au premier coup d’oeil sur l’histogramme on pourrait croire que la photo est bien trop sombre mais l’éolienne illuminée fait ressortir le contraste. Comme il y a peu de pixels clairs, on ne les remarque que trop peu sur l’histogramme

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Il faut savoir que chaque photo possède son propre histogramme, et que celui-ci ne peut pas tout le temps être représenté avec des valeurs uniformément réparties.

C’est un outil qui permet de voir la répartition des différents tons de luminosités de votre photo. Selon le sens que vous voulez donner à votre photo, vous pourrez avoir des histogrammes très différents l’un de l’autre.

Un histogramme va toujours de pair avec la photo en elle-même et surtout avec le message que le photographe veut lui donner: un effet très contrasté peut être par exemple une volonté du photographe. Certaines images demanderont une sous-exposition ou une sur-exposition volontaire pour un rendu créatif. Si vous photographiez un sujet éclairé par des bougies dans l’obscurité, la répartition des valeurs dans l’histogramme ne sera pas homogène, et c’est bien normal. (Cf dernière photo en exemple)

Certaines scènes peuvent présenter certains pièges.  Par exemple, un paysage brumeux renvoi par nature un contraste faible et doux.  Son histogramme est en général assez centré, n’affichant pas ou peu de valeurs dans le noir absolu et le blanc pur.  

Ne cherchez pas à modifier l’exposition pour obtenir un histogramme parfait si l’ambiance générale du paysage à restituer est déjà harmonieuse comme telle.  Je vous conseille de faire attention à ne pas trop percer les valeurs dans les tons clairs et boucher les parties sombres de l’image afin d’éviter les contrastes excessifs.  Il faut trouver un compromis car ce type de sujet doit conserver un certain contraste, c’est quand même le but.

je vous renvoie tout d’abord au précédent tutoriel où je vous faisais part de la définition de la plage dynamique d’un capteur photos.

Pour un coucher de soleil contrasté, il sera difficile d’avoir sur une meme photo un histogramme bien réparti. On aura :

– soit les hautes lumières bien exposées (une courbe en cloche vers la droite sans toucher l’extrémité droite MAIS les ombres « collées » à gauche et donc complètement bouchées.

– soit les ombres bien exposées (courbes en cloche au bon endroit, à savoir à leur place à gauche de l’histogramme sans toucher le bord. Mais on aura les hautes lumières cramées tout à droite).

Un capteur de grande plage dynamique permet d’avoir toutes les expositions de votre paysage sur un même histogramme (et surtout sur une même photo) sans qu’il soit sous-exposé ou sur-exposé.

Vous savez à présent comment reconnaitre les différentes expositions que l’histogramme peut afficher selon les cas.

Vous devez aussi être en mesure de savoir comment corriger l’exposition quand il le faut grâce à cet outil.

L’écran de votre appareil photo ne vous dit pas tout même s’il est de bonne qualité, et s’y fier pour corriger finement l’exposition serait une fausse bonne idée.

Parfois, quand la luminosité extérieure est importante, des reflets empêchent la bonne lecture d’une photo. Dans ce cas votre meilleur allié sera l’histogramme.

Pensez également à travailler au format raw qui à postériori vous aidera à rectifier l’exposition plus précisément pour rattraper des hautes lumières cramées ou des noirs bouchés.

Pour conclure, je vous encourage fortement à jeter un œil à l’histogramme, ça ne coûte rien et il vous permet parfois d’éviter de mauvaises surprises.

Pour ceux que qui sont intéressés par le sujet traité dans cet article et qui veulent aller plus loin dans leur pratique de la photographie n’hésitez pas à me questionner et surtout ABONNEZ-VOUS à la newsletter pour être au courant des prochains tutoriels. Aussi, faites moi savoir les sujets que vous voudriez voir traités. Nous progresserons pas à pas ensemble 🙂

Je vous renvoie au passage vers mes précédents tutoriels :

Comment photographier les auroes boréales

Introduction à la photographie de paysage

Question matos!

 

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